L’intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle est une forme d’intelligence qui permet d’orienter ses pensées et son comportement en fonction de ses propres émotions. Elle permet aussi d’influencer ou de contrôler les émotions des autres. Elle se différencie de l’intelligence rationnelle habituellement mesurée par le quotient intellectuel (QI) et se mesure par le quotient émotionnel (QE).
L’intelligence émotionnelle est une combinaison entre le relationnel et l’émotionnel qui permet l’épanouissement d’une personne. Contrairement à l’intelligence rationnelle qui concerne l’abstraction et le raisonnement logique, l’intelligence émotionnelle offre des capacités de développement pour faire face à toutes les situations.

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C’est pour moi, la définition la plus complète de l’intelligence émotionnelle. Je me suis récemment intéressée à ce sujet et pour une première lecture, j’ai choisi l’ouvrage L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman, docteur en psychologie clinique et développement personnel. C’est lui qui a démocratisé le concept de l’intelligence émotionnelle et remet en cause la conception traditionnelle de l’intelligence. C’est un voyage passionnant au pays des émotions, l’auteur t’invite à accepter tes émotions dans le but de développer une nouvelle forme d’intelligence, on parle alors de quotient émotionnel. On sait que certaines personnes au quotient intellectuel élevé peuvent échouer dans la vie, alors que d’autres, modestement dotées à ce niveau peuvent réussir sans grande difficulté. Daniel Goleman nous invite à accepter nos émotions, il démontre la nécessité de ne pas se cantonner au quotient intellectuel comme moyen de mesure de l’intelligence.

Selon son modèle, l’IE recouvre un ensemble de compétences émotionnelles telles que :
• la capacité à utiliser ses émotions pour guider ses décisions
• la maîtrise de ses émotions et la faculté à s’adapter aux situations
• l’empathie, c’est-à-dire la capacité à détecter et à comprendre les émotions d’autrui et à y réagir
• la capacité à influencer les autres et à gérer les conflits. 

J’ai réellement apprécié ce livre car il m’a beaucoup aidé, je comprends mieux mes réactions passées, et maintenant que j’en connais plus sur le fonctionnement du cerveau et le comportement humain, je suis désormais mieux armée. Je le trouve très bien écrit et accessible à tous, ceci est d’autant plus remarquable car il s’agit d’un ouvrage scientifique. Les études sont racontées comme des anecdotes, comme des petites histoires que l’on se plaît à lire. On y retrouve de nombreuses références sociologiques et historiques. Ce qui est fort intéressant, c’est qu’il aborde de nombreux sujets en passant par l’éducation, le travail, le comportement humain, la famille et la complexité du cerveau.
Ce livre nous concerne tous et favorise l’introspection, cela permet de découvrir des fonctionnements jusque là inconnu, de se remettre en question et surtout, il nous permet d’évoluer.

J’ai opté pour le format le plus compact, donc en deux tomes car j’aime lire dans les transports en commun, l’intégrale est disponible sur internet ou à la Fnac.

Extrait

« La dichotomie émotionnel rationnel correspond en gros a la distinction entre le « coeur » et la « tête »… Plus un sentiment est intense, plus l’esprit émotionnel domine et plus le rationnel perd de son efficacité. »

« L’amygdale nous fait réagir instantanément, tandis que le néo cortex, plus lent, mais mieux informé, déploie un plan de réaction plus élaboré. »

« L’intelligence interpersonnelle est l’aptitude à comprendre les autres : ce qui les motive, leur façon de travailler, comment coopérer avec eux. La faculté de discerner ses propres sentiments et celle d’opérer un choix parmi eux et de diriger son comportement en fonction de ce choix. »

« Il souligne que « beaucoup de gens ayant un QI de 160 travaillent pour d’autres dont le QI ne dépase pas 100, les premiers possédant une intelligence interpersonnelle bien plus faibles que celle des seconds. » »

« La colère se nourrit de la colère… L’individu ne pardonne plus et ne peut plus raisonné, obnubilé par des idées de vengeances, il n’est pas conscient des conséquences possibles. Cette grande excitation, dit Zillmann, « entretient une illusion de puissance et d’invulnérabilité susceptible de faciliter l’agression » ; lorsque l’individu est en proie à la fureur, qu’il n’est plus guidé cognitivement », il retrouve les réactions les plus primitives. »

« Un jour, j’ai entendu le maître tibétain Chogyam Trungpa répondre à quelqu’un qui lui demandait quel était le meilleur moyen de venir à bout de la colère : « N’essayez pas de l’éliminer, mais ne la laissez pas gouverner votre action. » »

« Aider les gens à mieux maîtriser leurs sentiments négatifs, colère, anxiété, dépression, pessimisme et isolement, c’est contribuer à prévenir la maladie. Puisque les faits montrent que les émotions négatives, lesquelles deviennent chroniques, sont aussi toxiques que le tabac, le fait d’aider les gens à mieux les dominer peut s’avérer aussi payant d’un point de vue médical que d’aider les gros fumeur à s’arrêter. »

« L’influence des parents sur la compétence émotionnelle commence dès le berceau. L’éminent pédiatre T. Berry Brazelton se sert d’un test simple pour évaluer, dès huit mois, l’attitude générale de l’enfant face à la vie. Il lui présente deux cubes et lui montre comment il veut qu’il les assemble. Selon Brazelton, un bébé optimiste, qui a confiance dans ses propres capacités : Saisira un cube, le portera à sa bouche, se frottera les cheveux avec et le jettera par terre pour voir si vous le ramassez pour le lui redonner. Si vous vous exécutez, il fera finalement ce que vous lui avez demandé – assembler les deux cubes. Puis, il vous regardera d’un oeil pétillant qui signifie : « Dis-moi que je suis fort ! «  »

« La question est : combien de temps faut-il pour se défaire d’une peur apprise ? » s’interroge le psychologue Richard Davidson, qui a montré comment le lobe préfrontal gauche atténue l’état d’alarme. »

« Quand nous apprenons a apporter de petites corrections dans chacun de ces domaines, nous nous configurons pour mener des changements profonds et durables pendant toute notre vie. »

« Une étude menée à Harvard a montré que l’impression de base qu’on a de son interlocuteur est acquise au bout de trente secondes et ne change plus dans les quinze minutes ou les six mois qui suivent. Un public de professionnels est capable d’évaluer en trente secondes la compétence d’un conférencier avec une précision de 80 %. »

« S’avoir s’auto-évaluer avec précision. Connaitre ses ressources, ses capacités et ses limites intérieures. Ceux qui possèdent cette compétences sont conscients de leurs forces et leurs faiblesses; réfléchis, capables de tirer les leçons de l’expérience; ouverts aux avis sincères, aux nouvelles perspectives capable d’apprendre et de s’enrichir sans cesse; capables d’humour et de recul sur eux-mêmes. »

L’intelligence émotionnelle – Analyser et contrôler ses sentiments et ses émotions, et ceux des autres de Daniel Goleman. 14,90 € – J’ai lu

Tome 1 – L’intelligence émotionnelle – Accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle de Daniel Goleman. 8,80 € Amazon & 8,20 € à la FnacJ’ai lu

Tome 2 – L’intelligence émotionnelle – Maîtriser nos émotions pour améliorer nos compétences personnelles et sociales de Daniel Goleman. 7,80€ à la Fnac

4 réponses sur “L’intelligence émotionnelle”

  1. Hello
    Comme beaucoup, je connais le quotient intellectuel mais je n’avais pas entendu parler du quotient émotionnel.
    Effectivement, on voit des personnes qui ont une grande capacité à comprendre les choses et pourtant qui échouent professionnellement ou à l’école. Je ne suis pas étonnée que les émotions jouent beaucoup dans la réussite.
    Bises

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